Reserve et Donkey
Posté le 24.11.2007 par chanee
Voici Donkey et son bebe, ne a Kalaweit.
Demain, je devrais negocier avec une partie des villageois de Rawet (frontiere Est avec Hampapak) pour une extension immediate de la reserve d'environs 50 hectares.
(reserve creee en partenariat avec One Voice).
Je vous tiens au courant.
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Halo
Posté par
Anne Ionoff le 25.11.2007
Bonjour Chanee
j'espère que la negociation se passe bien et que vous pourrez acquérir ces 50 ha supplémentaires!
Je pense à vous
Anne
bonnes negociations.
Posté par
chanee le 26.11.2007
Les negociations devraient se finaliser durant cette semaine. Tout s'annonce bien.
Position de la France à Bali
Posté par
Marie le 27.11.2007
bonjour à tous,
je suis revenue mais continuez à chercher et à mettre les infos que vous trouvez...
Négociations sur les changements climatiques : la position de la France
Jean-Louis Borloo a défini, le 21 novembre, la position de la France dans les prochaines négociations internationales sur le changement climatique : parvenir à un accord qui renforce et complète, à compter de 2012, les mesures mises en œuvre dans le cadre du protocole de Kyoto.
Un peu plus tôt dans la journée, le ministre de l’Ecologie avait rencontré Brice Lalonde, qui conduira les négociations au nom de la France lors de la conférence internationale sur le climat, qui se tiendra à Bali du 3 au 14 décembre.
L’Union européenne propose de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 de 20 % par rapport à 1990. Un projet auquel la France adhère pleinement. Paris a même l’intention de défendre un taux encore plus élevé - 30 % - et souhaite que les pays émergents prennent "part à l’action collective".
Quant aux pays qui ne souhaiteraient pas participer à la lutte contre les changements climatiques, le message du Gouvernement est clair : il réitérera sa proposition d’installer des "mécanismes d’ajustement à la frontière", de manière à éviter la concurrence déloyale ou le dumping environnemental
Toujours moins de forêts en Indonésie
Posté par
Anne Ionoff le 27.11.2007
En Indonésie, toujours moins de forêts, toujours plus de CO2
2007-11-27
KUALA CENAKU (Source vérifiée)
Debout au milieu de troncs noircis par le feu, Mursyid Ali embrasse du regard un vaste espace où se dressait récemment une luxuriante forêt équatoriale.
Ce chef du village de Kuala Cenaku du centre de l'immense île de Sumatra se lamente sur les majestueux arbres disparus, sur la terre drainée et brûlée, sur la rapacité des responsables locaux et de la société qui a tout rasé ici.
Dopée par la corruption et l'incapacité des autorités, la déforestation atteint des records en Indonésie, archipel qui compte les plus grandes réserves mondiales de forêts naturelles avec le Brésil et le Bassin du Congo.
A cause de la destruction de ses tourbières et des vastes incendies qui ravagent chaque année ses régions défrichées, le pays est devenu le troisième producteur de CO2, principal gaz à effet de serre, après les Etats-Unis et la Chine.
Nul doute que ce problème sera souligné en décembre à Bali lors de la conférence des Nations unies sur le climat, au cours de laquelle Jakarta compte exiger de la communauté internationale un engagement financier pour freiner la catastrophe en cours.
Des images satellite du Fonds mondial pour la nature (WWF) montrent qu'il y a à peine 25 ans, la majorité de la grande province de Riau, où se trouve le village de Mursyid, était couverte de forêts primaires. Aujourd'hui quatre millions d'hectares, soit plus de 60% de la superficie, ont disparu.
Le paysage est sacrifié pour laisser place aux plantations de palmiers à huile, souvent considérées paradoxalement comme des bienfaits écologiques.
Mursyid Ali en veut à la société indonésienne Duta Palma, dont deux filiales ont obtenu en 2004, du chef du district, le droit de raser les forêts autour de son village. Duta Palma s'était engagée à offrir du travail et 40% du contrôle des terres aux villageois locaux.
Mais la société a trahi ses promesses, dénonce Johny Setiawan, de l'ONG les Amis de la Terre.
Selon lui Duta Palma a défriché en ne pensant qu'à son intérêt personnel, provoquant par ailleurs de longs incendies aux fumées étouffantes. Les protestations des habitants sont restées sans effet.
"Qui peut exercer une pression sur cette société? Seuls le peuvent le chef du district et le gouverneur, pas de simples citoyens comme nous. Nous protestons tant que nous pouvons, mais ils nous accusent d'être des anarchistes", lance M. Ali.
Selon M. Setiawan, le chef du district, Raja Thamsir Rachman, avait annoncé en 2005 un gel de la déforestation tant que le conflit ne serait pas réglé. Pourtant, le jour de la visite du journaliste de l'AFP, de gros engins continuaient à déblayer les troncs aux alentours.
Sollicité à plusieurs reprises, Duta Palma a refusé toute rencontre. D'autres compagnies acceptent elles de s'exprimer.
Dans le centre de Sumatra opèrent deux géants mondiaux de la production de pâte à papier, le groupe Asia Pulp and Paper (APP) et le groupe Asia Pacific Resources International Holdings Ltd (APRIL).
Ces deux sociétés contrôlées par des magnats d'origine chinoise font chacune partie d'un conglomérat contrôlant une nébuleuse d'entreprises, dont des plantations d'huile de palme.
La police nationale indonésienne, après avoir enquêté sur la déforestation illégale dans la province de Riau, a diffusé une liste de 14 exploitations suspectes, toutes liées par contrat avec APP ou APRIL. Les deux géants affirment pourtant ne pas utiliser d'arbres illégalement coupés.
APRIL tente de redorer son image, en négociant avec le WWF une extension du parc national de Tesso Nilo, où vivent encore des éléphants et des tigres sauvages.
Mais en même temps elle a construit en 2004 une route le long du parc, aujourd'hui utilisée par des villageois qui empiètent sur le parc pour y planter des palmiers à huile.
Selon Greenpeace, une surface boisée équivalente à trois cents terrains de football est défrichée toutes les heures en Indonésie.
Source : Terres sacrées
désolée si ça a déjà été posté!
Protection difficile
Posté par
Marie le 27.11.2007
Sauver la forêt tropicale, une mission impossible
La plupart des agences de défense de l'environnement baissent les bras devant la difficulté de protéger les forêts. Résultat : le déboisement progresse.
Un représentant de la Banque mondiale a fait un jour un commentaire de célèbre mémoire : "La sylviculture, c'est 1 % des prêts et 90 % des maux de tête." Une constatation qui explique probablement pourquoi les forêts tropicales continuent de disparaître à une vitesse désespérante. Malgré de nombreux débats et des efforts déployés à l'échelle internationale, la déforestation a été presque aussi rapide dans les années 90 que dans les années 80, lorsque le monde a pris conscience du problème. L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) vient de publier un rapport sur l'état des forêts mondiales, qui révèle qu'entre 1990 et 2000 la couverture forestière africaine a diminué de 0,8 % par an et celle d'Amérique du Sud de 0,4 %.
Et aujourd'hui l'attention internationale et l'aide au développement se détournent des forêts. L'Agence américaine pour le développement international (AADI) a incorporé son département environnement dans celui de l'agriculture, plus grand ; la sylviculture y est devenue quantité négligeable. L'agence canadienne en charge de l'humanitaire a quant à elle allégé son conseil d'administration en se débarrassant de son conseiller en sylviculture. L'unique responsable forestier de la Société de développement suisse (SDC) part en retraite et ne sera remplacé qu'à mi-temps. Et ainsi de suite. La plupart des prêts de la Banque mondiale dédiés à la sylviculture dans les années 90 ont été accordés à la Chine et à l'Inde ; or la Chine ne peut désormais plus prétendre à des prêts bon marché. Quant aux fonds destinés à l'Inde, ils sont menacés par les bisbilles entre les autorités en charge de la forêt et les environnementalistes. D'autres organismes donateurs sont découragés par la complexité de la gestion des forêts.
La question de la gestion durable des forêts tropicales s'est enlisée dans un bourbier de polémiques autour des buts de la "durabilité" et de la question de savoir qui doit en payer la note. La situation à Iwokrama, au Guyana [ancienne Guyanne britannique], est une bonne illustration du problème. En 1992, porté par une vague d'enthousiasme écologique, Hugh Desmond Hoyte, président du Guyana, fait cadeau au monde de 3 700 km2 de forêt vierge. Les Nations unies apportent alors 3 millions de dollars pour financer le projet. Mais, les fonds ayant été rapidement engloutis, les donateurs d'Iwokrama comptent désormais sur l'argent rapporté par le tourisme, l'exploitation du bois et d'autres produits de la forêt.
Dans la plupart des forêts, la source de revenus la plus évidente est le bois. Son exploitation contribue au produit intérieur brut (PIB) des pays tropicaux à hauteur de 3 à 6 %, et emploie entre 3 et 8 % de la population active. Mais elle est rarement viable financièrement, sans parler de l'aspect écologique. De fait, il est rare qu'une entreprise d'abattage envisage d'exploiter une forêt plus d'une fois. La plupart des entreprises qui pratiquent une bonne gestion forestière dans les pays tropicaux le font non pas dans la nature mais dans des forêts de plantation, selon Steve Bass, de l'Institut international pour le développement et l'environnement (IIDE), un groupe de recherche de Londres. "La sylviculture dans les forêts naturelles est souvent gérée par des repreneurs d'entreprises en faillite", affirme-t-il. En effet, la plupart des forêts tempérées sont durables, dans le sens où il est possible d'alterner abattage et repousse. Mais elles renferment beaucoup moins d'espèces d'arbres que les forêts tropicales, dont l'hectare type abrite environ 300 essences. Ainsi, localiser et extraire un arbre particulièrement recherché coûte bien moins cher dans les forêts tempérées que dans les tropicales.
Les droits de propriété sont également plus complexes dans les forêts tropicales que dans les tempérées. Ces dernières sont généralement considérées comme un capital, appartenant à un propriétaire bien défini. Dans les faits, personne n'y vit. Cela permet de les aménager sur le long terme et constitue l'essence même de la durabilité. En revanche, les forêts tropicales sont souvent habitées par des peuples qui en dépendent pour leur nourriture mais en revendiquent la jouissance en faisant valoir la tradition plutôt que des titres de propriété. D'un autre côté, dans certains pays tropicaux, des individus sans terre viennent abattre un bout de forêt qui ne leur appartient pas et s'installent. Qui possède quoi est sujet à débat, ce qui rend la tâche des défenseurs de l'environnement encore plus ardue.
L'instabilité politique de nombre de pays tropicaux est un obstacle supplémentaire à l'aménagement des forêts, explique David Kaimowitz, directeur du Centre pour la recherche forestière internationale, en Indonésie. "Plus de la moitié des forêts tropicales sont situées dans des pays qui ont connu de violents conflits au cours des quinze dernières années", expose-t-il. La deuxième plus grande forêt tropicale du monde est au Congo, pays ravagé par la guerre. Cela pose un problème aux groupes de défense de l'environnement, comme le très influent Conservation International, pour qui la durabilité implique de conserver les forêts dans leur état virginal afin de préserver la diversité biologique. La seule manière d'atteindre ce but est d'acheter de vastes parcelles de forêt et de les protéger contre les intrusions. Pour Ruth Nussbaum, de Proforest, une entreprise spécialisée dans l'aménagement durable des forêts, la question n'est pas "Pouvons-nous atteindre la durabilité ?" mais "Pouvons-nous déloger les habitants illégaux ?" Mais la plupart des gardes forestiers estiment que vouloir tout conserver intact est une approche trop radicale vouée à l'échec. "Nous avons rarement la possibilité de laisser les choses telles qu'elles sont", rapporte John Hudson, responsable forestier du département britannique des organisations d'aide internationale. Jeff Sayer, de WWF International, un groupe de pression écologique, estime que toute solution à long terme pour les forêts tropicales doit impliquer de meilleures conditions de vie pour ceux qui vivent dedans et aux alentours. Les grands parcs isolés et inviolés ne survivront pas au peuplement et aux pressions politiques.
Comme c'est si souvent le cas dans le domaine de l'environnement, il est facile de causer des dégâts. Mais, si savoir comment procéder est difficile, mettre en application ce savoir l'est davantage encore. Ce qui est sûr, c'est que si les donateurs baissent les bras les forêts seront livrées aux extrémistes verts et aux entreprises d'exploitation forestière. Et ce sera encore pire.
Ardea Nick Gordon
The Economist
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=3823
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=3823
Foret du Paradis - Huile de palme
Posté par
Marie le 27.11.2007
Asie du Sud-Est : la Forêt du Paradis
La Forêt du Paradis est une des plus vastes forêts anciennes intactes dans le monde. Elle s'étend du sud-est asiatique, depuis l'archipel indonésien jusqu'à la Papouasie Nouvelle Guinée et les Iles Salomon du Pacifique. Cette région extrêmement riche en biodiversité abrite des centaines de cultures et de populations indigènes qui n'existent nulle part ailleurs.
La Nouvelle Guinée, la deuxième plus grande île au monde, recouvre la plus vaste étendue continue de forêt ancienne de l'Asie-Pacifique. L' île est divisée en deux zones: à l' ouest le territoire indonésien de Papouasie et à l' est l'Etat de Papouasie Nouvelle Guinée.
Quelles plantes et quels animaux vivent dans la Forêt du Paradis ?
Peu d'endroits au monde peuvent égaler la Forêt du Paradis en terme de biodiversité. Orang-outans, éléphants, tigres, rhinocéros, plus de 1500 espèces d'oiseaux et des milliers d'espèces de plantes font partie intégrante de cet héritage biologique unique au monde.
Pour quelles raisons la Forêt du Paradis est-elle menacée ?
La déforestation dans la Forêt du Paradis est plus rapide que dans n'importe quelle autre forêt intacte. Cette région est la principale cible de l'industrie forestière. Plus de 250 000 hectares de forêt primaire sont détruits chaque année par les exploitants forestiers dans la seule Papouasie Nouvelle Guinée. La plus grande partie du paysage forestier intact a déjà été supprimée, 72% en Indonésie et 60% en Papouasie Nouvelle Guinée. Rien qu'en Indonésie, une surface de forêt de 2 fois la taille de l'Ile de France disparaît chaque année.
En quoi consiste le Poste de secours international des forêts ?
Le Poste de secours international des forêts est situé sur la rive ouest du Lac Murray, dans une province de l'ouest de la Papouasie Nouvelle Guinée. Il sert de centre d'accueil aux formateurs et aux volontaires qui viennent aider les populations du Lac Murray à reprendre le contrôle de leurs terres et à la mise en place d'éco-foresterie.
De quels autres moyens dispose Greenpeace pour faire cesser l'exploitation illégale et destructive de la forêt du paradis ?
En 2002, Greenpeace a assisté les populations du Lac Murray dans leur opposition à la construction de la route Kyunga Aiambak, et à la déforestation illégale menée par Samling, une filiale de Concord Pacific. Le navire de Greenpeace, l'Arctic Sunrise et ses activistes ont fait un blocus sur une cargaison illégale de bois afin d'empêcher son déchargement. Début 2004, la Cour Nationale a sanctionné les activités illégales de Concord Pacific. En février 2004, Greenpeace International a publié un rapport décrivant les activités illégales et destructives du géant de l'industrie forestière malaisienne, Rimbunan Hijau.
Au cours des dix dernières années, Greenpeace a permis de réduire la déforestation de façon significative dans la zone du lagon Morovo dans les Iles Salomon. Plus de 6 communautés ont travaillé en collaboration avec Greenpeace pour établir des alternatives fructueuses comme la foresterie sociale et écologique.
Qui sont les plus gros importateurs de bois, d'origine illégale et destructive, de la Forêt du Paradis ?
La Chine réexporte des quantités considérables de produits en bois importés d'Indonésie et de Papouasie Nouvelle Guinée vers des pays comme le Japon, les Etats-Unis et l'Europe sous forme de contreplaqué en Bintangor et de parquet en Merbau.
Aucun des pays importateurs de bois de construction et d'autres produits de la Forêt du Paradis n'est muni de législation pour interdire les importations de bois illégales et destructrices. Imprimer Envoyer
Pour être les premiers avertis, recevez les actus de Greenpeace par e-mail.
23 novembre 2007
Action contre un bateau transportant de l'huile de palme
Rotterdam, Pays-bas — Le 23/11/07 - Depuis ce matin, les activistes de Greenpeace empêchent le déchargement du Dorussa, un tanker chargé de plus 10 000 tonnes d'huile de palme en provenance d'Indonésie. La destruction des forêts indonésiennes au profit de vastes cultures de palmiers à huile est à l'origine de très importantes émissions de gaz à effet de serre.
« La production d'huile de palme échappe à tout contrôle, précise Suzanne Kröger de Greenpeace Pays-Bas. La planète paie le prix de l'utilisation croissante de cette huile bon marché dans la margarine, les chips, les détergents ou les agrocarburants. Gouvernements et industriels doivent s'engager à faire cesser cette destruction ! »
Dans 10 jours à Bali, tous les dirigeants du monde vont se réunir pour décider de l'avenir du protocole de Kyoto et de mesures à adopter pour lutter contre les changements climatiques. Or, mettre fin à la destruction des forêts est l'un des leviers les plus économiques et les plus efficaces pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Dans le monde, un cinquième d'entre elles sont imputables à la destruction des forêts tropicales... En Indonésie, la disparition des forêts marécageuses à elle seule responsable de 4% du total des émissions mondiales de GES.
L'huile importée provient de la province de Riau, sur l'île de Sumatra, où Greenpeace a ouvert début octobre un camp pour empêcher le drainage illégal de ces forêts, étape préalable à leur mise à feu puis à leur conversion en plantations. A Dumai, le plus grand port d'exportation d'huile de palme d'Indonésie, Greenpeace avait bloqué la semaine dernière le départ d'un autre bateau.
reforestation
Posté par
Anne IONOFF le 28.11.2007
2007-11-28
NAIROBI (Source vérifiée)
Plus d'un milliard d'arbres ont été plantés dans le monde en 2007, dépassant les objectifs fixés par l'ONU pour la reforestation de la planète qui doit contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique, a annoncé mercredi le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).
L'Ethiopie, avec 700 millions d'arbres plantés, et le Mexique (217 millions), arrivent largement en tête du classement des pays qui ont le plus contribué à l'opération, selon un communiqué du PNUE.
Les pays du Tiers-monde, premiers menacés des conséquences du réchauffement climatique dont ils sont les moins responsables, figurent en bonne position dans ce classement.
La Turquie arrive en 3e position avec 150 millions d'arbres plantés, suivie du Kenya (100 millions), de Cuba (96,5 millions) et du Rwanda (50 millions).
La campagne "un milliard d'arbres pour la planète" a été lancée en novembre 2006, à l'initiative de la prix Nobel de la paix 2004, la militante kényane de protection de l'Environnement, Wangari Maathai.
"Nous avions appelé à l'action il y a exactement un an et la réponse a dépassé nos rêves", s'est félicitée Mme Maathai dans le communiqué, en appelant à "continuer le travail pour la planète".
Terres sacrées
GES : Forêts tropicales>forêts boréales
Posté par
Marie le 29.11.2007
Forêts tropicales : un bien inestimable qui appartient à l'humanité
12/11/2007,
Depuis quelques années, plusieurs études scientifiques très sérieuses sont venues remettre en cause le rôle des forêts en matière d’émissions et de fixation de CO2. Selon ces études, les forêts boréales et tempérées fixeraient beaucoup moins de CO2 que prévu tandis que les régions tropicales ne seraient pas autant émettrices que pourrait le laisser penser l’intense déforestation dont elles sont victimes.
Sur les 25 milliards de tonnes de gaz à effet de serre émis actuellement (selon l’Environnemental World Resources Institute), 40 % restent dans l’atmosphère, 30 % sont absorbés par les océans et 30 % par les plantes.
Les modèles informatiques chargés d’évaluer le captage du carbone des forêts utilisent principalement des données d’émissions constatées au sol, c’est-à-dire le montant du captage du CO2 par photosynthèse dont on soustrait les émissions dues à la décomposition de la matière organique. Mais ces mesures ne tiennent pas compte des mouvements de l’atmosphère et notamment des vents. L’équipe menée par le Centre national pour la recherche atmosphérique de Boulder (Etats-Unis) a eu l’idée d’utiliser les mesures faites dans la colonne d’air au-dessus des arbres et non au sol. Les chercheurs ont pour cela compilé les analyses de troposphère provenant de vols de recherche réalisés partout sur la planète ces 27 dernières années.
Leurs résultats publiés dans Science du 22 juin révèlent que les forêts de l’hémisphère Nord n’absorberaient « que » 1,5 milliard de tonnes de CO2 contre 2,4 milliards calculés par les modèles. Ce qui signifie que les concentrations de CO2 dans l’hémisphère Nord seraient plus importantes que prévu. En revanche, malgré les brûlis agricoles, les forêts tropicales ne relargueraient pas dans l’atmosphère 1,8 milliard de tonnes de CO2, mais seulement 100 millions. Dans ce cas, le tort des modèles serait de minorer l’efficacité de la forêt tropicale pour capter les gaz à effet de serre et surtout de ne pas tenir compte des vents qui amèneraient le CO2 émis par les feux sur d’autres zones forestières susceptibles de l’absorber.
Cette découverte ne permet pas seulement de mieux comprendre le système Terre. Elle pèse sur la capacité à calculer « les effets climatiques futurs de nos émissions de CO2. Pour un même scénario économique, exprimé en tonnes de CO2 émis, il peut y avoir une différence de 100 à 200 ppm de CO2 à la fin du siècle, soit environ un degré d’écart en termes de température moyenne à la surface de la planète, selon le rôle que jouent les forêts boréales et tropicales dans les modèles climatiques. Or, un degré, c’est plus que le réchauffement mesuré depuis un siècle ! Les modèles actuels parient sur des forêts boréales gourmandes en CO2 et sur des forêts tropicales à l’équilibre, hors les effets de la déforestation due à l’homme. Si les auteurs de l’étude ont raison, il va falloir modifier les modèles afin de simuler correctement le futur climatique. Cette découverte suppose aussi de repenser la gestion des forêts tropicales en tenant compte de leur rôle dans le cycle du CO2.
"L’impact positif des forêts a tendance à s’estomper au fur et à mesure que l’on avance vers les hautes latitudes"
Autre facteur déterminant à prendre en compte : la latitude. Pour que les forêts parviennent à limiter le réchauffement, on pensait alors qu’il suffisait que les entrées (les plantations) dépassent les sorties (la déforestation). Mais cette vision comptable est aujourd’hui remise en cause par une étude de l’Académie américaine des sciences. Une équipe américaine, regroupée autour de chercheurs du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL), vient de publier une étude où elle montre que l’installation de forêts dans les régions de haute latitude pourrait au contraire contribuer au réchauffement de la planète.
« Planter de nouveaux arbres à des moyennes latitudes comme aux États-Unis ou dans la plus grande partie de l’Europe n’aurait que des effets marginaux sur le climat. Mais des arbres supplémentaires dans les forêts des hautes latitudes comme au Canada, en Scandinavie ou en Sibérie seraient actuellement contre-productifs », explique Govindasamy Bala, du LLNL, qui a piloté l’étude.
Les chercheurs ont intégré dans leurs modèles les trois impacts majeurs des forêts sur le climat : leur capacité de stockage du carbone, qui contribue à limiter le réchauffement ; l’évapotranspiration et la forte nébulosité qu’elles produisent et qui contribuent aussi à limiter le réchauffement ; et, enfin, l’énergie solaire qu’elles absorbent en raison de leur couleur noire et qui contribue au contraire à augmenter le réchauffement.
En faisant tourner ces trois paramètres, ils parviennent à montrer que l’impact climatique des forêts varie considérablement selon les latitudes.
Seules les forêts tropicales ont des effets très bénéfiques contre le réchauffement grâce à la forte nébulosité qu’elles entretiennent et grâce à leur capacité de stockage du carbone. La déforestation dans cette région du monde contribuerait donc à une élévation des températures. « Les forêts tropicales agissent comme un véritable climatiseur de la Terre », souligne Ken Caldeira, un des auteurs de l’étude et climatologue de renom.
L’impact positif des forêts a tendance à s’estomper au fur et à mesure que l’on avance vers les hautes latitudes. Plus on monte vers le nord, plus l’absorption de chaleur par le couvert forestier annule ou dépasse la contribution des forêts tempérées ou boréales contre le réchauffement. Il faut bien reconnaître, en effet, que ces dernières produisent moins d’humidité et séquestrent moins de carbone que les forêts tropicales, à la végétation luxuriante.
A la lumière de ces nouvelles connaissances scientifiques, l’enjeu écologique lié à la destruction accélérée des forêts tropicales (plus de 150 000 km2 de forêts tropicales détruites chaque année) prend une dimension nouvelle car ces forêts joueraient un rôle tout à fait déterminant dans l’absorption du CO2 et la régulation thermique de la Terre. Rappelons en outre que ces forêts constituent un réservoir irremplaçable de biodiversité : elles peuvent parfois contenir jusqu’à 300 espèces d’arbres différents par hectare et contiennent des milliers d’espèces végétales et animales qui sont autant de molécules et de médicament potentiels dont l’humanité a besoin. Certaines grenouilles africaines ou amazoniennes contiennent dans leur peau des dizaines de peptides aux propriétés antibactériens, ou anticancéreuses encore mal connues.
"Sauvegarder les forêts tropicales est dons une nécessité absolue pour notre planète"
Pour toutes ces raisons, sauvegarder les forêts tropicales est dons une nécessité absolue pour notre planète et il est capital que les pays développés imaginent, en coopération avec les pays concernés, de nouveaux mécanismes économiques qui permettent d’évaluer à leur juste prix la valeur écologique de ces forêts irremplaçables afin de substituer à une exploitation sauvage à court terme une exploitation durable à long terme qui assure aux habitants de ces pays des revenus suffisants pour les convaincre de s’associer à cette gestion raisonnée de leur patrimoine vert. Peut être faudra-t-il, pour atteindre ce résultat, que les pays riches acceptent de rétribuer à un juste niveau, sous condition de reversement équitable aux populations, les pays concernés du Sud, pour qu’il devienne pour eux plus intéressant de préserver leurs forêts que de les exploiter de manière destructrice et inconsidérée. Nous devons inventer de nouveaux modèles et mécanismes de coopération et d’échanges économiques si nous voulons préserver des richesses comme les forêts tropicales qui appartiennent au patrimoine de l’humanité et dont le destin est lié à celui de l’homme sur cette Terre.
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1415_forets_tropicales_bien_inestimable_humanite.php
Parrainage de dongkey
Posté par
Jérémy Boulegue le 02.12.2007
Bonjour, je préside l'association Ecosphère 21 et nous soutenons votre action c'est pourquoi nous lançons une campagne auprès de nos adhérents pour le parrainage de Dongkey et nous espérons bientôt d'autres gibbons et siamangs. Bravo pour votre engagement et bonne continuation.
dongkey
Posté par
chanee le 03.12.2007
UN grand merci a vous Jeremy pour votre soutien !
Chagrin
Posté par
Marie le 13.12.2007
Je suis très triste d'apprendre le DC de Dongkey.
Après les salmonelles, c'est un python qui sévit.
J1S107'adresse toute mon amitié à l'équipe et lui souhaite bon courage pour la suite.