Voici la Vue
Posté le 13.11.2007 par chanee
Voici la vue du mirador.
(photos Wandy)
Ps : Un article vient de paraitre dans le magazine "Ca m'interesse", ou Kalaweit y est evoque !
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:: Les commentaires des internautes
conférence on oil palme&environment
Posté par
Marie le 15.11.2007
Les désastres de la culture d’huile de palme sur la biodiversité à la une d’un congrès scientifique international
Les 15 et 16 novembre prochains se tiendra en Indonésie la Conférence Internationale sur le palmier à huile et l’environnement ICOPE 2007 (International Conference on Oil Palm and Environment). C’est la première fois, qu’un congrès scientifique sur le palmier à huile se focalise principalement sur les effets sur l’environnement.
L’huile de palme est utilisée dans nombre de produits alimentaires comme la margarine, les confiseries et les plats pré-cuisinés mais aussi les cosmétiques et la production des biocarburants. L’Indonésie et la Malaisie détiennent à elles-seules 85% du marché mondial et ne cessent d’accroître leur production dans un marché en constante expansion. Or, les plantations familiales et industrielles de palmiers à huile sont responsables de la destruction des zones forestières tropicales et de la biodiversité qu’elles abritent.
L’Indonésie, qui possède près de 80% des dernières forêts tropicales primaires d’Asie du Sud-Est, a perdu en 50 ans 72% de ses forêts anciennes. Les plantations de palmier à huile, qui ont sextuplé depuis 1985 en Indonésie, seraient « responsables » d’au moins la moitié de la réduction de l’habitat des orangs-outans entre 1992 et 2003 et de la disparition de 5 000 orangs-outans par an. La sauvegarde de la biodiversité sera l’une des questions prioritaires traitée lors de la conférence ICOPE 2007.
http://www.gondwana-agency.com:80/Les.dsastres.de.la.culture.dhuile.de.palme.sur.la.biodiversit..la.une.dun.congrs.scientifique.-236.html
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http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations incroyables, souvent abominables, mais VRAIES. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques! Des milliers d'articles indispensables.
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Greenpeace contre huile de palme
Posté par
Marie le 16.11.2007
Indonésie : action coup-de-poing de Greenpeace contre l'huile de palme
15.11.07
Le "Rainbow warrior", le navire-amiral de Greenpeace, a bloqué jeudi l'appareillage en Indonésie d'un cargo transportant de l'huile de palme, pour alerter des dangers de cette industrie sur le climat et les forêts, a annoncé l'organisation écologiste.
Le Rainbow warrior, déployant une grande banderole affichant "l'huile de palme tue les forêts et le climat" a jeté l'ancre dans le port de Dumai dans l'île de Sumatra à proximité immédiate d'un cargo pouvant transporter un total de 30.000 tonnes d'huile de palme, a précisé Greenpeace.
"Nous agissons pour révéler les conséquences désastreuses de l'industrie de l'huile de palme sur les tourbières d'Indonésie, les forêts et le climat", a expliqué Sue Connor, militante chargée de forêts chez Greenpeace.
Ces dernières années, Jakarta a délivré sans compter des autorisations d'exploiter les palmiers à huile et les plantations gagnent du terrain souvent au détriment des forêts tropicales.
L'Indonésie talonne la Malaisie pour devenir le premier producteur mondial de ce produit utilisé notamment dans la margarine, le rouge à lèvres, les crèmes glacées, les shampooings, les barre chocolatées ou les bio-carburants.
Selon Greenpeace, des sociétés internationales comme Unilever, Nestlé ou Procter and Gamble sont "complices" de la déforestation car elles n'ont pas la capacité de savoir si l'huile de palme qu'elles utilisent provient de plantations nées de la déforestation.
http://www.lemonde.fr:80/web/depeches/0,14-0,39-33237036@7-50,0.html
Merci Marie
Posté par
huile le 17.11.2007
Merci Marie pour toutes ces infos !
Revue de presse
Posté par
Marie le 17.11.2007
Ce petit mot encourageant me rassure : je craignais d'être importune et également d'enfoncer des portes ouvertes.
De plus, nous sommes sur un blog et ma revue de presse risquait de ne pas être à sa place...Voire mm de déranger.
J'en déduis qu'elle interesse certain et que je peux continuer à passer des infos ?
Bon WE à toute la planète
n'hesites pas !
Posté par
chanee le 17.11.2007
oui oui n'hesites pas ! :-)
juste une idée..
Posté par
Marie le 17.11.2007
INVITATION AU BOYCOTT.
POURQUOI BOYCOTTER LES ENTREPRISES QUI LICENCIENT QUAND IL SUFFIRAIT DE BOUDER LA CONSOMMATION POUR FAIRE PLIER "L'EMPIRE".
Et pourquoi réclamer le maintien des emplois qui disparaissent à la faveur des restructurations alors qu'une chance historique de "libérer la vie" se présente à nous ? La production industrielle mondiale - dont une bonne partie détruit la vie sur terre - repose d'abord et avant tout sur le travail de centaines de millions d'hommes. Vouloir continuer à travailler c'est donc vouloir contribuer à cette destruction. Et si l'on considère que le producteur est aussi un consommateur, c'est un peu du résultat de ce pillage mortifère que nous nous approprions à chaque nouvel acte d'achat. Il faudra le répéter longtemps même si c'est une vérité indigeste : la consommation sous certaines formes est un désastre environnemental.
"Mais quoi ! nous n'allons pas retourner vivre dans les cavernes et nous priver de tout pour sauver le monde", nous rétorquera-t-on. Qu'on se rassure, nous aussi nous apprécions un certain confort. Mais certains choix, en matière de consommation, grèvent lourdement l'avenir du monde vivant. Alors venons en au fait : le boycott de toutes les marchandises fabriqués avec du bois "exotique" issus des dernières forêts primaires est une action à laquelle devraient s'engager tou(e)s celles et ceux qui veulent encore se regarder dans la glace le matin. Vous voulez des noms ? En voici deux :
- LAPEYRE : leader français dans la menuiserie industrielle et propriétaire du 4ème exportateur de bois du Brésil, l'entreprise ELDORADO (c'est le moins qu'on puisse dire).
- IKEA qui étale dans les pages de son catalogue les fruits d'un pillage qui transforme progressivement l'Asie du sud-est, l'Afrique et accessoirement l'Amazonie en désert.
Mais il existe d'autres souteneurs. Nommons dans le désordre AUCHAN et CARREFOUR qui font feu de tous bois. Dans les transports, la RATP a déjà fait ses preuves, mais nous accorderons une mention spéciale à la SNCF qui a fait un usage immodérée du bois pour les nouvelles gares de sa ligne T.G.V. Méditerranée."Okoumé", "Jatoba", "Iroko" ou bien encore "Ipé", tels sont les petits noms des sacrifiés. Tout ce bois "adoucit le caractère technologique des gares" nous assure Étienne TRICAUD (qui ne fait pas dans la dentelle), architecte-boucher de ces gares.
Si tous ces marchands (et d'autres que nous ne citons pas par souci de brièveté) feignent d'ignorer que moins de 1% du bois tropical importé provient d'exploitation répondant aux critères du développement durable, vous tous qui travaillez et consommez à tour de bras ne pourrez plus dire que vous n'en saviez rien. A vous de jouer !
http://anhuman.v2.free.fr/articles/boycot.php
Merci Marie pour toutes ces infotrmations
Posté par
celine le 18.11.2007
Bonjour a tous, je tiens à te féliciter Marie de publier toutes ces informations très intéresantes quant à l'information qu'elles transmettent et les moyens d'agir si peu soient-ils!
J'ai beau dire aux gens de mon entourage et notamment à mes parents de demander systématiquement la provenance du bois, ce n'est pas une chose facile! Certains grands magasins spécialisés ou non dans le bois ne savent pas eux-même la provenance du bois qu'ils vendent, ou pire certains fournisseurs n'hésitent pas à faire certifier du bois FSC qui ne provient pas de forêts gérées durablement! Devrions-nous pas donner les moyens aux magasins vendant du bois de se renseigner de manière fiable sur les produits qu'ils vendent, quitte à leur donner des plues values pour toute vente de bois dont la forêt est gérée durablement et engager des personnes pour vérifier ces informations, et attribuer de fortes pénalités pour toute vente de bois tropical?
Enfin, je ne sais pas, c'est une idée!
Bon week end à tous et continue à nous informer, c'est génial.
A bientôt.
Rapport du GIEC
Posté par
Marie le 19.11.2007
Climat: rapport alarmant du Giec à un mois des négociations de Bali
2007-11-18
VALENCE (Source vérifiée)
Les experts du Giec ont publié un rapport avertissant très clairement les dirigeants de la planète des risques du réchauffement climatique à l'approche d'une conférence cruciale sur le climat qui doit se tenir le mois prochain sous l'égide de l'ONU à Bali.
Dans un "résumé à l'intention des décideurs" de son 4e rapport adopté officiellement samedi à Valence (Espagne), le Groupe intergouvernemental d'experts sur le changement climatique, a mis en garde contre les conséquences "soudaines", voire "irréversibles" du réchauffement en cours.
Le Giec, récompensé cette année par le prix Nobel de la paix, prévoit une hausse de température moyenne de 1,8 à 4 degrés, pouvant aller jusqu'à 6,4 degrés en 2100 par rapport à 1990.
"Tous les pays" en subiront les conséquences - multiplication des canicules, sécheresses et inondations, fonte accélérée des glaces des pôles et montée du niveau de la mer - et les nations les plus pauvres seront les plus touchées.
Dans la foulée, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé la communauté internationale à une véritable "percée" des négociations qui s'ouvriront le 3 décembre à Bali (Indonésie) sur les suites à donner à la première phase d'engagements du protocole de Kyoto, après 2012.
"Freiner et renverser ces menaces est le défi de notre temps", a déclaré Ban Ki-moon devant les experts du Giec à Valence. "Nous ne pouvons pas nous permettre de rater une percée réelle à Bali", a-t-il ajouté.
Pour le commissaire européen à l'Environnement Stavros Dimas, "la communauté internationale doit répondre à cet appel scientifique à agir en acceptant de lancer à Bali des négociations pour un nouvel accord complet et ambitieux sur le climat".
Pour inquiétant qu'il soit, le rapport du Giec a été critiqué comme étant en retard sur les dernières études scientifiques.
Ainsi, l'institut australien du climat (Climate Institute - Sydney) a souligné cette semaine que "la récente et rapide diminution des glaces de mer en Arctique s'est produite beaucoup plus rapidement que ne le suggéraient les projections modélisées".
Au rythme actuel (+ 3 mm par an de 1996 à 2006), les océans pourraient avoir gagné 1,40 mètre d'ici la fin du siècle, selon les chercheurs de cet institut.
Du coup, dans le résumé approuvé à Valence, les experts du Giec renoncent à donner une valeur limite à la hausse prévisible du niveau des océans (0,18 m à 0,59 m à la fin du siècle par rapport à la période 1990 selon le projet de résumé initial).
Le président du Giec, Rajendra Pachauri, a insisté sur les conséquences dramatiques auxquelles sont exposées les Etats insulaires et les centaines de millions d'habitants des grands deltas - comme le Bangladesh, ravagé cette semaine par le cyclone Sidr.
Les organisations écologistes, qui craignaient un rapport édulcoré sous la pression de certaines délégations, ont salué un "résultat bien meilleur que ce qu'on pouvait escompter avant la réunion", selon Stephanie Tunmore de Greenpeace. La délégation américaine a notamment contesté le caractère "irréversible" des impacts, estimant qu'il n'était pas suffisamment étayé scientifiquement.
Les Etats-Unis, qui n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto, refusent de prendre des engagements contraignants de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. Pour réussir, un accord sur le climat devrait en outre enrôler les économies émergentes comme l'Inde et la Chine, qui doit ravir dès cette année la place du premier pollueur mondial aux Etats-Unis, selon l'Agence internationale de l'énergie.
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La bourse ou la vie ?
Posté par
Marie le 19.11.2007
Chef Seattle
(1786 - 1866)
Chef Indien
d'Amérique du Nord
L'homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères...
Le Grand Chef de Washington nous a fait part de son désir d'acheter notre terre.
Le Grand Chef nous a fait part de son amitié et de ses sentiments bienveillants. Il est très généreux, car nous savons bien qu'il n'a pas grand besoin de notre amitié en retour.
Cependant, nous allons considérer votre offre, car nous savons que si nous ne vendons pas, l'homme blanc va venir avec ses fusils et va prendre notre terre.
Mais peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? Etrange idée pour nous !
Si nous ne sommes pas propriétaire de la fraîcheur de l'air, ni du miroitement de l'eau, comment pouvez-vous nous l'acheter ?
Le moindre recoin de cette terre est sacré pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque grève sablonneuse, chaque écharpe de brume dans le bois noir, chaque clairière, le bourdonnement des insectes, tout cela est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres porte les souvenirs de l'homme rouge. Les morts des hommes blancs, lorsqu'ils se promènent au milieu des étoiles, oublient leur terre natale. Nos morts n'oublient jamais la beautée de cette terre, car elle est la mère de l'homme rouge; nous faisons partie de cette terre comme elle fait partie de nous.
Les fleurs parfumées sont nos soeurs, le cerf, le cheval, le grand aigle sont nos frères; les crêtes des montagnes, les sucs des prairies, le corps chaud du poney, et l'homme lui-même, tous appartiennent à la même famille.
Ainsi, lorsqu'il nous demande d'acheter notre terre, le Grand Chef de Washington exige beaucoup de nous. Le Grand Chef nous a assuré qu'il nous réserverait un coin, où nous pourrions vivre confortablement, nous et nos enfants, et qu'il serait notre père, et nous ses enfants.
Nous allons donc considérer votre offre d'acheter notre terre, mais cela ne sera pas facile, car cette terre pour nous, est sacrée.
L'eau étincelante des ruisseaux et des fleuves n'est pas de l'eau seulement; elle est le sang de nos ancêtres. Si nous vendonc notre terre, vous devez vous souvenir qu'elle est sacrée, et vous devrez l'enseigner à vos enfants, et leur apprendre que chaque reflet spectral de l'eau claire des lacs raconte le passé et les souvenirs de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.
Les fleuves sont nos frères: ils étanchent notre soif. Les fleuves portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir que les fleuves sont vos frères et les vôtres, et l'enseigner à vos enfants, et vous devrez dorénavant leur témoigner la bonté que vous auriez pour un frère.
L'homme rouge a toujours reculé devant l'homme blanc, comme la brume des montagnes s'enfuit devant le soleil levant. Mais les cendres de nos pères sont sacrées. Leurs tombes sont une terre sainte, ainsi, ces collines, ces arbres, ce coin de terre sont sacrés à nos yeux. Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui un lopin de terre en vaut un autre, car il est l'étranger qui vient de nuit piller la terre selon ses besoins. La sol n'est pas son frère, mais son ennemi, et quand il l'a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s'en soucie pas. Les tombes de ses pères et le patrimoine de ses enfants sont oubliés. Il traite la terre, sa mère, et le ciel, son frère, comme des objets qu'on achète, qu'on pille, qu'on vend, comme des moutons ou des perles brillantes. Son appétit va engloutir la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.
Je ne sais. Nos voies diffèrent de vos voies. La vue de vos villes blessent les yeux de l'homme rouge. Peut-être parce que l'homme rouge est un sauvage qui ne comprends pas.
Il n'y a pas de lieu calme dans les villes de l'homme blanc, pas de place où entendre les feuilles qui se déroulent, au printemps, ou le bruissement des ailes d'insectes. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage qui ne comprend pas. Le fracas qui règne seul insulte l'oreille. Et à quoi bon vivre, si l'homme ne peut écouter le cri solitaire de l'engoulevent ou les palabres des grenouilles autour de la mare ? Je suis un homme rouge, et je ne comprends pas. L'Indien préfère le doux bruit du vent effleurant la surface d'un étang, et le parfum du vent, lavé par la pluie de midi ou chargé de la senteur des pins.
L'air est précieux à l'homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle; les bêtes, les arbres, l'homme, tous participent au même souffle. L'homme blanc paraît indifférent à l'air qu'il respire. Comme un homme à l'agonie depuis des jours, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vendons notre terre, vous devez vous souvenir que l'air nous est précieux, qu'à tous les êtres qu'il fait vivre il fait partager son esprit. Le vent qui a donné son premier souffle à notre aïeul reçoit aussi son dernier soupir. Et le vent doit aussi donner à nos enfants l'esprit de la vie. Si nous vendons notre terre, vous devez la conserver comme un lieu à part et sacré, où l'homme blanc lui-même puisse goûter la douceur du vent parfumé par les fleurs des prairies.
Nous allons donc considérer votre offre d'acheter notre terre. Si nous décidons de l'accepter, ce sera à une condition : l'homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.
Je suis un sauvage et ne comprends pas les autres usages. J'ai vu mille buffles pourrir sur la prairie, abandonnés par l'homme blanc qui les avait abattus d'un train en marche. Je suis un sauvage qui ne comprends pas que le cheval de fer fumant puisse être plus important que le buffle, lui que nous tuons que pour rester en vie.
Qu'est l'homme sans les bêtes? Si toutes les bêtes disparaissaient, l'homme mourrait de grande solitude de l'esprit. Car tout ce qui arrive aux bêtes ne tarde pas à arriver à l'homme. Toutes choses sont liées. Vous devez enseigner à vos enfants sur la terre, sous leurs pieds, est faite des cendres de nos grands-parents. Afin qu'ils la respectent, dites à vos enfant que la terre est riche de la vie de notre peuple. Apprenez à vos enfants ce que nous apprenons à nos enfants, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Lorsque les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux-mêmes.
Nous le savons: la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. Nous le savons: toutes choses sont liées comme par le sang qui unit une même famille.
Toutes choses sont liées.
Tout ce qui arrive à la terre arrive au fils de la terre. L'homme n'a pas tissé la toile de la vie. Il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même.
Mais nous allons considérer votre offre d'aller dans la réserve que vous destinez à mon peuple. Nous vivrons à l'écart et en paix. Qu'importe où nous passerons le restant de nos jours. Nos enfants ont vu leurs pères humiliés dans la défaite. Nos guerriers ont connu la honte; après la défaite, ils coulent des jours oisifs et souillent leurs corps de nourritures douces et de boissons fortes.
Qu'importe où nous passerons le reste de nos jours ? Ils ne sont plus nombreux. Encore quelques heures, quelques hivers, et il ne restera plus aucun enfants des grandes tribus qui vivaient autrefois sur cette terre, ou qui errent encore dans les bois, par petits groupes; aucun ne sera là pour pleurer sur les tombes d'un peuple autrefois aussi puissant, aussi plein d'espérance que le vôtre. Mais pourquoi pleurer sur la fin de mon peuple ? Les tribus sont faites d'hommes pas davantage. Les hommes viennent et s'en vont, comme les vagues de la mer.
Même l'homme blanc, dont Dieu marche avec lui et lui parle comme un ami avec son ami, ne peut échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères malgré tout; nous verrons. Mais nous savons une chose que l'homme blanc découvrira peut-être un jour: notre Dieu est le même Dieu. Vous avez beau penser aujourd'hui que vous le posséder comme vous aimeriez posséder notre terre, vous ne le pouvez pas. Il est le Dieu des hommes, et sa compassion est la même pour l'homme rouge et pour l'homme blanc.
La terre est précieuse à ses yeux, et qui porte atteinte à la terre couvre son créateur de mépris. Les Blancs passeront, eux aussi, et peut-être avant les autres tribus. Continuez à souiller votre lit, et une belle nuit, vous étoufferez dans vos propres déchets.
Mais dans votre perte, vous brillerez de feux éclatants, allumés par la puissance de Dieu qui vous a amenés dans ce pays, et qui, dans un dessein connu de lui, vous a donné pouvoir sur cette terre et sur l'homme rouge. Cette destinée est pour nous un mystère; nous ne comprenons pas, lorsque tous les buffles sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, lorsque les recoins secrets des forêts sont lourds de l'odeur d'hommes nombreux, l'aspect des collines mûres pour la moisson est abîmé par les câbles parlants.
Où est le fourré . Disparu. Où est l'aigle ? Il n'est plus. Qu'est-ce que dire adieu au poney agile et à la chasse ? C'est finir de vivre et se mettre à survivre.
Gardez en mémoire le souvenir de ce pays, tel qu'il est au moment où vous le prenez. Et de toute vos forces, de toute votre pensée, de tout votre coeur, préservez-le pour vos enfants, et aimez-le comme Dieu nous aime tous.
Ainsi donc, nous allons considérer votre offre d'acheter notre terre. Et si nous acceptons, ce sera pour être bien sûrs de recevoir la réserve que vous nous avez promise. Là peut-être, nous pourrons finir les brèves journées qui nous restent à vivre selon nos désirs. Et lorsque le dernier homme rouge aura disparu de cette terre, et que son souvenir ne sera plus que l'ombre d'un nuage glissant sur la prairie, ces rives et ces forêts abriteront encore les esprits de mon peuple. Car ils aiment cette terre comme le nouveau-né aime le battement du coeur de sa mère. Ainsi, si nous vous vendons notre terre, aimez-la comme nous l'avons aimée. Prenez soin d'elle comme nous en avons pris soin.
Nous savons une choses: notre Dieu est le même Dieu. Il aime cette terre. L'homme blanc lui-même ne peut pas échapper à la destinée commune. Peut-être somme-nous tous frères.
Nous verrons.
("Discours de 1854" - Chef Sealth dit Seattle in Vers un développement solidaire, Lausanne, 1976)
Source : http://www.tribunalanimal.com:80/consciences/conscients/seattle.htm
http://terresacree.org/seattle.htm
Espèces menacées
Posté par
Marie le 19.11.2007
Primates en péril
Par Jean Etienne, Futura-Sciences
Vingt-neuf pour cent des espèces de primates du monde sont menacées d'extinction durant ce siècle ! C'est le résultat d'une étude internationale, qui vient dêtre publiée à l'occasion d'un congrès de primatologues.
114 des 394 espèces de primates connues aujourd'hui risquent de disparaître, d'après le recensement effectué par le IUCN/SSC Primate Specialist Group, la Species Survival Commission (SSC) et l'International Primatological Society (IPS), en collaboration avec Conservation International (CI). Les menaces sont principalement la destruction de la forêt tropicale, la chasse commerciale, y compris à de fins d'exportation de leur viande, mais aussi les conséquences du réchauffement climatique. Une liste des 25 primates les plus menacés vient d'être publiée pour la quatrième fois (après celles de 2000, 2002, 2004 et 2007) par le 21ème congrès de l'International Primatological Society à Entebbe (Uganda), dressée par 60 chercheurs de 21 pays.
Parmi ces primates, le colobe rouge de Miss Waldron (Procolobus badius) originaire de Côte d'Ivoire et du Ghana, n'a plus été observé depuis plusieurs années et les experts craignent que l'espèce se soit déjà éteinte.
Le suberbe Colobe rouge de Miss Waldron, probablement disparu à jamais. Crédit : The Atkins Institute of Extinct Animals
Quant à Nomascus hainanus, ou gibbon de Chine, seuls quelques douzaines d'individus occupent encore les îles Hainan, tandis qu'un Loris du Sri Lanka (Loris tardigradus nycticeboides) n'a été aperçu qu'à quatre reprises depuis 1937.
Loris tardigradus nycticeboides. Crédit : loris-conservation.org.
Selon Russell A. Mittermeier, directeur du IUCN/SSC Primate Specialist Group, c'est en Asie que la situation est la plus critique, les animaux étant décimés par la chasse et le braconnage, mais aussi au commerce des singes à des fins commerciales y compris thérapeutiques. Même des espèces récemment découvertes sont directement menacées par la perte de leur habitat et pourraient disparaître très rapidement, déclare-t-il en substance. Et il ajoute que l'ensemble des individus survivants des 25 espèces les plus menacées pourraient être aisément rassemblés sur la surface d'un terrain de football…
Au sein du système écologique, les primates non humains jouent un rôle important dans l'équilibre naturel, et contribuent à la bonne santé de leur écosystème tant dans leur rôle de prédateurs que de disséminateurs des graines des espèces végétales.
Huit espèces de primates, dont l'orang-outan d'Indonésie (Pongo abelii) et le gorille de la rivière Cross (Gorilla gorilla diehli), sont également apparus sur les trois listes précédentes. Six autres espèces apparaissent pour la première fois, dont un tarsier d'Indonésie récemment découvert qui n'a même pas encore reçu de nom officiel.
Madagascar et le Viêt-Nam se partagent le record de détenir chacun quatre espèces de primates en danger, l'Indonésie trois, le Ski Lanka, la Tanzanie, la Côte d'Ivoire, le Ghana et la Colombie deux. Au total, 11 espèces sont asiatiques, 7 africaines, 4 malgaches et 3 proviennent d'Amérique du Sud. On notera aussi que les primates non humains les plus menacés vivent là où habitent aussi leurs cousins humains…
Le "Top 25" des espèces de primates en danger
Voici la liste publiée pour l'année 2007 par l'International Primatological Society (avec la dénomination latine et le nom français quand il existe) :
1. le Grand hapalémur (Prolemur simus), Madagascar,
2. le Lémurien à collier blanc (Eulemur albocollaris) Madagascar,
3. le Propithèque soyeux (Propithecus candidus), Madagascar,
4. Le lémurien Lepilemur sahamalazensis, Madagascar,
5. le galago Galagoides rondoensis, Tanzanie,
6. le cercopithèque Diane Roloway (Cercopithecus diana roloway), Côte d’Ivoire, Ghana,
7. le colobe bai de Zanzibar, ou de Pennant (Procolobus pennantii pennantii), Guinée équatoriale,
8. le colobe bai (Procolobus rufomitratus), Kenya,
9. le colobe rouge de Miss Waldron (Procolobus badius waldroni), Côte d’Ivoire et Ghana,
10. Rungwecebus kipunji, une espèce très récemment découverte en Tanzanie,
11. le gorille de la rivière Cross (Gorilla gorilla diehli), Cameroun, Nigeria,
12. Tarsius sp., Indonésie,13. Loris tardigradus nycticeboides, Sri Lanka,
14. le nasique des îles Pagai (Simias concolor), Indonésie,
15. le semnopithèque de Delacour (Trachypithecus delacouri), Viêt-nam,
16. le Langur de Cat Ba (Trachypithecus poliocephalus), Viêt-nam,
17. le langur à face pourpre (Semnopithecus vetulus nestor), Sri Lanka,
18. le rhinopithèque à jambe grise (Pygathrix cinerea), Viêt-nam,
19. le rhinopithèque du Tonkin (Rhinopithecus avunculus), Viêt-nam,
20. le gibbon de Hainan (Nomascus hainanus), Chine,
21. le gibbon hoolock (Hoolock hoolock), Bangladesh, Inde et Myanmar (Birmanie),
22. l'orang-outan de Sumatra (Pongo abelii), Indonésie (Sumatra),
23. le singe araignée varié (Ateles hybridus), Colombia, Vénézuela,
24. l'atèle à tête brune (Ateles fusciceps), Colombia, Equateur,
25. le singe laineux à queue Jaune (Oreonax flavicauda), Pérou.
http://www.futura-sciences.com/fr
Biocarburants pour l'UE
Posté par
Marie le 19.11.2007
Biocarburants : des ambitions désastreuses pour le Sud
Un nouveau rapport d’Oxfam International tire la sonnette d’alarme : les projets de l’UE destinés à intensifier l’usage des biocarburants pourraient être désastreux pour les plus pauvres.
D’ici 2020, 10% des carburants utilisés par les Etats membres pour le transport devront provenir de biocarburants. Ainsi l’a décidé l’Union européenne. Et pour répondre à cette forte croissance de la demande, l’UE devra importer des biocarburants des pays en voie de développement, fabriqués à partir de canne à sucre et d’huile de palme.
Comme le note le rapport d’Oxfam, pour avoir leur part du gâteau, les grosses entreprises et les gouvernements vont se ruer vers des pays comme l’Indonésie, le Brésil, la Colombie, la Tanzanie et la Malaisie où ils risquent de chasser la population pauvre hors de ses terres, de détruire ses moyens de subsistance, d’exploiter les travailleurs et de porter atteinte au droit à l’alimentation.
Danger pour les paysans
“La tentative acharnée d’approvisionner l’UE et le reste du monde en biocarburants réduit les chances de survie des petits agriculteurs et des ouvriers agricoles dans les pays en voie de développement. Les propositions actuelles de l’UE risquent d’aggraver encore la situation. Les populations pauvres des pays en voie de développement doivent-ils payer les frais des tentatives douteuses de l’Europe pour réduire ses émissions ? C’est tout simplement inacceptable”, explique Thierry Kesteloot, chercheur chez Oxfam-Solidarité.
Les biocarburants offrent l’opportunité de lutter contre la pauvreté en créant des emplois, en ouvrant le marché aux agriculteurs familiaux et en fournissant des énergies renouvelables bon marché pour un usage local. Mais les plantations intensives qui apparaissent pour répondre à la demande de l’UE engendrent davantage de menaces que d’opportunités pour les pauvres. Et ce problème va s’accroître encore à mesure que la demande s’intensifiera. A moins que l’UE n’instaure des garanties pour préserver l’accès à la terre, aux moyens de subsistance, aux droits des travailleurs et à la sécurité alimentaire.
Les biocarburants : solution ou problème ?
Les Etats membres de l’UE ont convenu de réaliser l’objectif des 10% dans une optique "durable". Oxfam souligne toutefois que les propositions actuelles ne contiennent aucune directive concernant l’impact social et humain.
“L’Europe a fixé son objectif en biocarburants sans analyser l’impact sur les gens et l’environnement. L’UE doit prévoir des mesures pour préserver les droits et la sécurité des gens dans les pays producteurs. S’il s’avère qu’on ne peut pas atteindre l’objectif des 10 % avec ces mesures, l’UE doit revenir à la table des négociations”, explique Kesteloot.
“Soyons sincères, les biocarburants, ne sont pas une solution miracle. Même si l’UE atteint ses 10% de biocarburants - ce qui est fort improbable - l’effet sera très restreint sur les émissions CO² du secteur des transports toujours plus énergivore”.
Selon les rapports publiés, la surface nécessaire pour produire des biocarburants en Indonésie, au Brésil, en Afrique du Sud et en Inde sera de 5,6 millions de kilomètres carrés dans les vingt prochaines années, soit plus de plus de dix fois la surface de la France. Cette situation aura des des conséquences dramatiques. Selon l’ONU, environ 60 millions de personnes dans le monde courent le risque d’être expulsées de leurs terres pour faire de la place aux cultures nécessaires aux biocarburants. A la recherche d’un travail, beaucoup finiront dans des bidonvilles, d’autres devront travailler dans des plantations dans des conditions déplorables qui ne respectent pas les droits fondamentaux des travailleurs. Les travailleuses sont ici particulièrement discriminées et encore moins bien payées que les hommes.
Disparition de terres agricoles
En Indonésie, pas loin d’un tiers de l’huile de palme est produite par des petits agriculteurs qui ont souvent perdu leur droit à la terre au profit de l’expansion des plantations. Bénéficiant de 2 hectares à titre de ’rétribution’, ces petits agriculteurs sont pieds et poings liés à l’industrie de l’huile de palme qui leur a fait crédit en échange de leur récolte. Cela signifie d’emblée que ces agriculteurs ne reçoivent pas non plus le meilleur prix pour leur huile de palme.
Abet Nego Tarigan est vice-directeur de Sawit Watch, une organisation qui représente les communautés rurales, les agriculteurs et les travailleurs salariés touchés par la production d’huile de palme en Indonésie. Selon lui, “les décisions prises en Europe en matière de biocarburants ont des conséquences directes en Indonésie pour des millions de gens. Dans leur course folle, les puissants producteurs d’huile de palme n’hésitent pas à chasser les communautés des terres qu’elles cultivent depuis de nombreuses générations. Les travailleurs salariés et les petits agriculteurs sont exploités sans aucun scrupule et nous allons perdre des terres agricoles de grande valeur, que nous cultivions pour produire de la nourriture dont nous avons besoin pour vivre et gagner notre vie. Les projets proposés par l’UE aggraveront encore cette situation. Si rien ne change, les pauvres seront de plus en plus nombreux et toutes les terres seront dans les mains de quelques-uns”.
http://www.oxfamsol.be:80/fr/article.php3?id_article=1039
especes menacees
Posté par
chanee le 20.11.2007
Ce classement de l'IPS des primates les plus en danger me parait tres special... Je ne sais pas d;ou ils tiennent leurs infos, mais ils se plantent completement... :-)
Il reste des milliers de gibbons de hoolock, alors que seulement 25 gibbons restent au Hainan, 2.000 gibbons a Java, etc... Bizarre... Bizarre... Mais merci Marie pour ces messages...
Contact Futura Sciences
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Marie le 20.11.2007
http://www.futura-sciences.com/fr/accueil/contact/
Je te mets le lien pour que tu puisses leur écrire comme ils le sollicitent.
J'ai lu qqpart que pour qu'une espèce soit classée menacée, il faut bcp de temps et qqfois c'est trop tard...Alors peut être vaut il mieux attirer leur attention directement? surtt de la part d'un spécialiste : c'est précieux comme renseignement!
ok
Posté par
chanee le 20.11.2007
ok bien note ! ;-)
plantation d'huile a palmier
Posté par
karl steve le 01.12.2007
j'ai ,un champs d'au moins 120hectar au cameroun je cherche des investiseurs
plantation d\'huile a palmier
Posté par
karl steve le 01.12.2007
j'ai ,un champs d'au moins 120hectar au cameroun je cherche des investiseurs
Lien vers mon blogQuand il y a un bon sans a la vie
Posté par
Alain VIGUIER le 22.03.2008
Voila que la vie est sous bonne protection.
Pour combien de temps ?
C'est a nous de faire en sorte que la vie et la liberté soit les plus belle chose a défendre.